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Forum Devenir Délégué : 4 questions aux sélectionnés

Qui sont les 10 sélectionnés du Forum Devenir Délégué qui représenteront la France cette année au Youth20 et au Youth7, les sommets officiels de consultation des jeunes du G20 et du G7 ? Qu'attendent-ils de cette expérience ? 

Nous leur avons posé quelques questions pour mieux les connaître.

Les délégués pour le Youth20 en Chine (juillet 2016)

  • Éloïse Hervé du Penhoat, 22 ans, étudiante en école de commerce, jouait le rôle de la Chine dans le comité Finance du Forum Devenir Délégué (FDD).
  • Quentin Roquigny, 27 ans, est économiste et entrepreneur, il représentait l'Inde dans le deuxième comité Economie pendant la simulation G20 du FDD.
  • Louise Rousseau, 23 ans, jeune active dans le secteur de l'énergie et diplômée de Sciences Po, représentait l'Allemagne dans le comité Environnement au mini-G20 du FDD.
  • Loubna Sabil, 23 ans, étudiante, représentait l'Italie dans le second comité Economie au FDD.
  • Maxime Thomas, 22 ans, est étudiant en école d'ingénieur. Il représentait la Russie dans le comité Economie au Forum Devenir Délégué de Lyon.

Les délégués pour Youth7 au Japon (avril 2016)

  • Caroline Alheily, 26 ans, a été chargée de mission de coopération France-Groenland à Nuuk pour le compte du ministère des Affaires étrangères. Pendant le FDD, elle représentait le Royaume-Uni au sein du premier comité Economie.
  • Yaelin Ham, 20 ans, est étudiant en deuxième année de bi-licence économie/anglais à l'université de Nanterre. Il représentait le Mexique au second comité Economie.
  • Adrien Hartemann, 23 ans, est en première année de master Affaires internationales à Sciences Po Lyon, et représentait l'Indonésie dans le comité Economie du FDD à Lyon.
  • Chloé Le Nalbaut, 23 ans, étudiante, représentait le Mexique dans le premier comité Economie du FDD à Paris.
  • Sébastien Schulz, 25 ans, est étudiant et représentait l'Afrique du Sud au second comité Economie.

Quelle a été votre première réaction à votre sélection ?

Éloïse : J'avais ouvert ma boîte mail pour tout à fait autre chose lorsque j'ai vu les résultats. J'ai pris quelques secondes avant de réaliser et d'être ravie. Pour l'anecdote, des invités étaient à la maison et étaient sur le point de partir. La nouvelle a redonné du dynamisme pour le dernier quart d'heure avant leur départ.

Quentin : Heureux, motivé, impatient et déjà en train de réfléchir à la manière d'innover au Y20.

Louise : La surprise ! Je m'étais dit que les gagnants seraient d'une manière ou d'une autre contactés avant tout le monde, alors j'ai pensé en recevant le mail d'annonce de publication des résultats que j'allais lire le nom des gagnants... donc pas le mien. C'était donc une surprise, mais une bonne !

Loubna : J'ai été emplie d'une joie immense et me suis sentie extrêmement honorée de pouvoir représenter mon pays à un événement aussi déterminant. J'ai décidé de mettre cet enthousiasme au service d'une préparation approfondie afin de remplir cette tâche au mieux de mes compétences.

Maxime : J'ai été très agréablement surpris : c'est une amie qui m'a prévenu car elle suivait le groupe Facebook. J'avais participé aux sélections à Lyon qui s'étaient bien passées de mon point de vue. J'y ai rencontré beaucoup d'autres personnes qui m'impressionnaient par leurs qualités et motivation donc je ne pensais pas être retenu. J'ai donc été particulièrement heureux d'être sélectionné et impatient de continuer l'aventure.

Caroline : Lorsque j'ai appris ma sélection, j'ai été enchantée. C'est une occasion unique à mes yeux de participer à un forum d'envergure internationale avec des jeunes qui partagent très certainement sur certains points les mêmes préoccupations que la jeunesse française.

Yaelin : J'ai été très surpris car je ne m'y attendais vraiment pas. On a eu les résultats par mail un dimanche matin et j'ai sauté de mon lit pour relire la liste plusieurs fois pour être sûr que ce n'était pas à une erreur de ma part ! En effet, les candidats présents au JDD faisaient tous preuves d'une grande maturité de par leur âge et leur parcours académique. De plus, chacun avait une expérience atypique. Beaucoup par exemple venaient d'une Grande Ecole ou étudiaient à l'étranger.

Adrien : Lorsque j’ai reçu le mail de sélection pour le Y7 à Tokyo, j’en fus d’abord étonné au regard du niveau particulièrement élevé des candidats. Je ne pense pas réaliser encore pleinement la chance qui nous est offerte de participer à un tel événement.

Chloé : Ma réaction à l'annonce de la sélection : de la surprise, énormément de joie, et de la reconnaissance envers Open Diplo. De l'excitation, aussi, et quand même un peu de stress - il s'agit d'être à la hauteur de cette opportunité !

Sébastien : Je m'étais inscrit au FDD surtout par curiosité. Puis le weekend de recrutement s'est très bien déroulé et m'a donné envie de poursuivre l'aventure. J'ai appris ma sélection avec un mélange de joie et de conscience du challenge à venir.

Qu'attendez-vous de ces rencontres en Chine/Japon ?

Éloïse : C'est la première fois que je voyage hors de l'Europe. J'attends à la fois de découvrir une partie de la culture chinoise et de rencontrer, dans le cadre des sommets mondiaux majeurs, les étudiants d'autres pays. Ainsi, on pourra élargir notre manière de penser et d'aborder les sujets qui nous concernent, tout en faisant des belles rencontres.

 

Quentin : Je participerai au Y20 à Shanghai. J'y espère de belles rencontres et des propositions sortant des sentiers battus.

 

Louise : Des échanges avec des jeunes des autres pays, une meilleure compréhension mutuelle de nos points de vue, et, espérons-le, des recommandations communes ambitieuses !

 

Loubna : J'attends de ces rencontres de pouvoir prouver que la jeunesse a une vision du monde, une vision que je veux innovante et capable de favoriser et préserver les générations futures. J'espère qu'avec l'ensemble des autres représentants, nous pourront représenter fièrement la France dans ce qu'elle a de meilleurs et au profit de tous.

 

Maxime : La rencontre avec la culture chinoise va permettre de m'ouvrir aux cultures asiatiques que je connais peu. De plus je vais pouvoir mener cette découverte avec un groupe et dans un but commun ce qui n'est pas pour me déplaire.

Caroline : Au-delà de la possibilité d'échanger nos points de vue et notre vision avec ceux des jeunes représentants des pays du G7, je souhaite en apprendre plus sur ce qui nous uni et nous différencie. Au-delà des échanges formels du sommet, c'est la possibilité d'échanger de manière informelle sur des sujets qui nous importe aujourd'hui, nous la jeunesse, que j'attends tout particulièrement. En prime, je souhaite profiter de cette occasion pour découvrir la ville de Tokyo où je n'étais jamais allée.

Yaelin : J'ai été sélectionné pour partir au G7 qui se déroulera cette année à Tokyo. J'espère avant tout y rencontrer des délégués et des intervenants passionnés par les grands enjeux internationaux. Ces rencontres vont d'ailleurs me permettre de mieux connaître les points de vue des autres pays participants au sommet et ainsi m'ouvrir davantage l'esprit.

Chloé : J'attends de ces rencontres un échange nourri entre délégations ; l'occasion de découvrir à la fois la façon dont les jeunes d'autres pays se perçoivent dans leur propre société, et les enjeux qui interpellent et vers lesquels converge la jeunesse mondiale.

Sébastien : J'attends de mon séjour au Japon des rencontres enrichissantes avec des jeunes de cultures différentes ainsi que l'immersion dans le jeu des négociations internationales.

Que représente, pour vous, le sommet auquel vous allez vous rendre ?

Éloïse : Le G20 est un des sommets clés dans l'élaboration d'une (de) vision(s) géopolitique(s) mondiale(s). Il englobe des pays aux problématiques très différentes, ce qui complexifie et enrichie les négociations. Mais la dimension "informelle" des réunions de dirigeants donne parfois une impression de distance, d'un club qui nous dépasse (accentué pour le G7). S'y rendre contribue à se sentir impliqué et à prendre part à cette diversité passionnante.

Quentin : Les déclinaisons du G20 (des entrepreneurs, des syndicats, des jeunes, etc.) doivent être des sources d'inspiration importantes pour le G20 des Etats, qui a la légitimité politique pour lancer des politiques publiques d'envergure. Le sommet auquel nous allons participer montre que les jeunes prennent leur responsabilité dans les débats d'aujourd'hui.

Louise : C'est une très belle opportunité de découvrir le fonctionnement d'un sommet international et de contribuer, à notre échelle, à faire entendre la voix des jeunes dans ces discussions de haut niveau.

Loubna : Il représente une occasion unique d'impulser une nouvelle dynamique dans un monde devenu compliqué et instable, en espérant que la voix des jeunes y sera entendu. A titre personnel, c'est une des plus belles opportunités de ma vie de défendre officiellement mon pays tout en rencontrant et en échangeant avec des jeunes brillants venus des pays les plus puissants du globe.

Maxime : Ma participation à ce sommet sera ma première expérience vivante de politique internationale. Mes seuls contacts avec ce domaine se limitent normalement aux actualités au travers de journaux, livres, émissions de radio. L'objectif de ce sommet me paraît très ambitieux : rassembler des personnes de cultures différentes n'ayant pas les mêmes intérêts pour négocier un projet commun. Cela me permettra d'approfondir ma compréhension des enjeux et des difficultés inhérentes à la pratique de la géopolitique.

Caroline : Le sommet Y7 représente au-delà de ça une expérience professionnelle à part entière. Discussion, échange, coopération, négociation, diplomatie... Voilà selon moi les compétences clés qui seront mobilisées lors de notre participation au sommet du G7 de la jeunesse.

Yaelin : Ce sommet représente pour moi une chance et une opportunité incroyables ! Rencontrer des personnes d'origine diverse et variée, discuter des problèmes internationaux, rédiger un communiqué... Je n'aurais en effet jamais pensé participer un jour à un sommet international et qui plus est à un si jeune âge ! Cela va être une expérience incroyable.

Adrien : Le G7 est pour moi une occasion pour les représentants des principales puissances économiques des pays développés de se rencontrer dans un cadre suffisamment flexible pour leur permettre d’aborder des thèmes sensibles et ainsi de dessiner les contours des mécanismes de coopération de demain tout en défendant leurs intérêts commerciaux respectifs. Pouvoir en tant qu’étudiant participer à une telle rencontre est une véritable opportunité pour se familiariser avec le fonctionnement de forums diplomatiques de très haut niveau.

Chloé : Pour moi, ces sommets sont le signe que partout, la jeunesse se sent impliquée et nourrit de la curiosité ainsi qu'une une réelle appétence pour les enjeux internationaux. Cette initiative montre donc, d'une part, que les jeunes sont volontaires, et d'autre part, qu'on leur donne les moyens de mieux comprendre la façon dont les pays dialoguent entre eux et le sens de la diplomatie d'aujourd'hui.

Sébastien : Selon moi, le Y7 est un moment privilégié pour faire remonter aux décideurs les idées que défendent les jeunes d'aujourd'hui. C'est une occasion de faire bouger, à notre échelle, les lignes et les mentalités.

Quels sont vos projets pour la suite ?

Éloïse : Mes projets sont encore flous. Je m'interroge sérieusement après mon Ecole de Commerce pour valider un M2 en géopolitique ou en économie/relations internationales. A priori, je serais intéressée pour travailler dans une instance comme la BCE, le FMI ou autres instances macroéconomique/financière mondiale. D'autres voies, plus commerciales, m'intéressent également.

 

Quentin : Je suis le fondateur d'une toute jeune startup, Research Galaxxy, qui agit comme diffuseur des résultats de la recherche académique. Si vous souhaitez connaître ce que dit la recherche sur vos sujets, nous utilisons notre réseau d'experts pour vous fournir en temps record des résumés analytiques des articles de recherche les plus pertinents. Directement après le Y20, sont prévues des rencontres commerciales avec des partenaires chinois puis, je retournerai en France afin de poursuivre le développement de nos activités.

Louise : Être curieuse, continuer à apprendre, si possible continuer dans la voie qui m'intéresse, et voyager.

Loubna : Je compte poursuivre mes études de commerce aux Etats-Unis avant de revenir en France. Je souhaite travailler dans le secteur privé pour conserver mon indépendance mais je conserverai évidemment mon engagement citoyen et politique.

Maxime : Lors du sommet, je serai diplômé de mon école. Je cherche pour le moment à savoir si je vais travailler directement (et dans quoi) ou si je vais continuer à étudier au travers d'une thèse en management de l'innovation.

Caroline : Ayant démarré dans le milieu de la coopération internationale et de la diplomatie, m'y trouvant très à l'aise et m'épanouissant pleinement à ce type de postes, je souhaite continuer à travailler dans cet univers afin de tisser toujours plus des liens entre des acteurs internationaux, qu'ils soient institutionnels, gouvernementaux ou non gouvernementaux, associatifs, d'entreprise, etc.

Yaelin : Je ne sais pas encore véritablement ce que je veux faire plus tard. Mais j'espère néanmoins m'orienter vers l'économie car c'est un domaine qui me passionne.

Adrien : J’ai la chance d’intégrer la London School of Economics pour un MSc « International Political Economy » l’année prochaine, en accord avec Sciences-Po Lyon dans le cadre de ma cinquième année de Master. Mon projet professionnel tel que je le conçois aujourd’hui est en lien étroit avec l’analyse économique. En effet, j’ambitionne une fois mes études terminées de me tourner vers les institutions financières et économiques internationales telles que la Banque Mondiale, le FMI ou encore la Banque Asiatique pour les Investissements et les Infrastructures. En outre, je n’exclus pas de faire carrière au sein d’organismes français ou européens tels que l’Agence Française de Développement ou le Quai d’Orsay.

Chloé : Mon projet le plus immédiat est de profiter un maximum et de vivre à fond le Y7 ; pour le reste, rien de très précis.

Sébastien : Par la suite, je vais réaliser une expérience internationale dans le think and do tank "Pour la solidarité".

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