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Forum Devenir Reporter : 6 questions à nos reporters après leur mission d'observation

· Evènement,Portrait

Comment nos reporters ont vécu le Forum Devenir Reporter ? Et leur mission d'observation à la suite de leur sélection ? Nous avons interrogé certains reporters sur leur expérience.

Assemblées du FMI et de la Banque mondiale - Washington

- Romane Paris, 19 ans, étudiante 

Conseil européen - Bruxelles

- Justine Daniel (juin 2016), 21 ans, étudiante

Sommet de l'OTAN - Varsovie

- Ruben Cohen, 20 ans, étudiant

- Anne-Laure Juif, 19 ans, étudiante 

Sommet du G20 - Hanghzou

- Clément Simon, 25 ans, étudiant

Qu’as tu particulièrement aimé lors du Forum Devenir Reporter ?

Romane : J’ai beaucoup aimé lors du Forum Devenir Reporter les exercices de rédaction en groupe, qui nous demandaient de nous répartir les tâches et de savoir être rapides et efficaces à plusieurs. J’ai aussi aimé rencontrer des profils différents, des étudiants d’un peu partout, pas forcément journalistes. 

Ruben : J'ai apprécié l'ambiance d'émulation intellectuelle au sein du groupe et la diversité des profils des étudiants présents. Les conférences étaient intéressantes et le travail de groupe formateur.

Anne-Laure : Le Forum fut riche en rencontres et en conférences fortement intéressantes. On y apprend beaucoup, à la fois sur certains enjeux, mais aussi sur nos capacités à nous mettre en situation.

Justine : Passer deux jours à suivre des conférences intéressantes tout en rencontrant des gens m'a plu. Ce que j'ai par ailleurs le plus apprécié c'est la production d'un dossier d'articles par équipe ce qui permet vraiment de rencontrer et discuter avec les autres. Enfin, l'entretien a été une bonne expérience et un bon entraînement.

Clément : La grande qualité de chaque intervention, le niveau de réflexion et d’expertise des participants ainsi que leur ouverture d’esprit. 

Qu’est ce que le Forum Devenir Reporter t’as apporté de manière générale ?

Ruben : J'ai appris des méthodes d'écriture journalistique qui m'étaient complètement inconnues. J'en suis également ressorti avec des clés de compréhension en lien avec les sujets traités.

Anne-Laure : J'en suis ressortie avec une aisance dans le travail de groupe et une confiance en moi.

Justine : Une prise de confiance en mes initiatives et une volonté d’en savoir encore plus sur l’Europe.

Clément : Le Forum m’a apporté des réponses sur des questions économiques grâce au journaliste Jean-Marc Vittori ainsi que climatiques grâce au climatologue Jean Jouzel.

En quoi constituait concrètement ton travail lors du sommet auquel tu as été reporter ?

Romane : J’ai du assister à un maximum de conférences sur un maximum de sujets différents (et me répartir le travail avec mon duo Kevin) afin de pouvoir écrire mes deux articles. Je prenais le plus de notes possibles, en pensant à mes futurs articles, et au fil du sommet, j'ai commencé à sélectionner les sujets sur lesquels j’allais travailler, et j’ai donc par la suite choisi les conférences en conséquence.

Ruben : En équipe, nous devions récolter le maximum d'informations utiles pour nos articles. Concrètement, nous allions à la rencontre de journalistes français et d'autres nationalités. Il fallait aussi participer aux conférences de presse (nous étions à celles de Barack Obama et de François Hollande par exemple).

Anne-Laure : Au sommet de l'OTAN, Ruben et moi avons dû écrire deux articles. Un premier à chaud, avant la clôture du sommet et rédigé à quatre mains. Un second d'analyse après le sommet. Nous devions aussi alimenter les réseaux sociaux. J'ai aussi réalisé quelques photos pour illustrer les articles, publier sur la page Facebook d'Open Diplomacy ainsi qu'à usage personnel.

Justine : Au Conseil européen, les dirigeants se réunissent, et après chacun d’eux fait une conférence de presse vers minuit. Durant toute la journée précédente, nous avons continué de bien nous renseigner sur le contexte, pris des photos, sondé l’ambiance, etc. Puis entre 1h et 3h, nous avons écrit un compte-rendu des prises de positions des dirigeants. En outre, nous avons eu l’opportunité d’assister à la session plénière exceptionnelle du Parlement organisée après l’annonce du Brexit sur laquelle nous avons aussi écrit plusieurs articles.

Clément : Il s’agit tout d’abord de comprendre le fonctionnement du sommet, ses enjeux et ses temps forts de manière à être prêt lors des moments majeurs et de rédiger lorsque cela est possible - c’est-à-dire la nuit pour le Leader Summit du G20 qui ne dure que deux jours. Le travail est ensuite double : relayer l’information chaude dès que celle-ci apparaît, puis rédiger des articles de fond.

Qu’est-ce qui t’a particulièrement plu lors du sommet auquel tu as participé ?

Romane : J’ai particulièrement aimé pouvoir faire partie de ce sommet relativement fermé au public : j’ai pu discuter avec des gens sur place qui faisaient des métiers divers - économistes, consultants, investisseurs dans le secteur du développement durable, etc. Toutes les personnes présentes étaient très avenantes et prêtes à répondre à mes questions. J’ai aussi aimé assister aux conférences menées par les experts économiques des deux institutions (du FMI et de la Banque mondiale, ndlr.), qui m’ont beaucoup appris.

Ruben : J'ai beaucoup aimé le fait d'arriver dans un environnement totalement nouveau et de devoir se débrouiller pour trouver les informations utiles, rencontrer les personnes intéressantes, etc.

Anne-Laure : J'ai apprécié le sommet dans son ensemble, mais au-delà des rencontres, des conférences de presse,  découvrir l'envers du décor comme les relations entre diplomates et/ou hommes politiques et journalistes a été une excellente opportunité.

Justine : Découvrir ce qui est derrière les articles des journalistes, comment ils récoltent leurs informations, d’avoir l’impression d’être au cœur de l’actualité et d’être au plus près des informations que tout le monde attend. C’est aussi très intéressant de lire les articles des journalistes que l’on a pu observer sur place et se rendre compte des différentes perceptions qu’ils ont pu avoir. 

Clément : L’atmosphère internationale, la diversité des sujets traités et leurs impacts sur nos sociétés ainsi que les nombreux échanges avec des journalistes ou membres de délégations. 

Comment as-tu travaillé sur place mais aussi par la suite pour rendre tes articles ?

Romane : Pendant les pauses, c’est-à-dire entre les conférences, je relisais mes notes et les mettais en lien avec d’autres déjà prises afin d’aboutir à un article complet et cohérent. Je me suis aussi réparti le travail avec Kevin - l’un écrirait l’introduction, l’autre la conclusion, afin d’aller plus vite. Par la suite, il a fallu rassembler toutes mes idées et écrire mon deuxième article, que j’ai écrit le soir de la fin du sommet. Je me suis servie de mes notes lors du sommet et aussi d’articles de journaux, de recherches sur Internet, pour compléter les éléments qui me manquaient. J’ai beaucoup aimé cet exercice de rédaction qui impliquait d’être rapide, efficace, et de bien écrire.

Ruben : Sur place, nous nous sommes répartis les taches avec ma partenaire, de sorte que chacun puisse avancer sur les articles et profiter de l'expérience. En fin de journée, nous restions un peu plus tard sur le lieu du sommet pour travailler les articles. Pour le compte-rendu, j'ai plutôt cherché d'autres articles sur le sommet pour essayer de prendre du recul sur mon sujet.

Anne-Laure : Dès le début, nous nous sommes partagé les conférences de presse ou d'experts selon nos préférences et les articles que nous souhaitions rédiger. La salle de presse était le lieu d'effervescence pour écrire nos papiers. Certains journalistes ou diplomates étaient ouverts à la discussion et prêts à nous aiguiller.

Justine : J’ai préparé mes idées d’articles et récolté des informations qui pouvaient m’être utiles pour les nourrir avant le sommet. Une fois sur place, j’ai rédigé mes articles avec les nouvelles informations que j’avais obtenues et pris des photos. Le fait d’attendre que les conférences arrivent au milieu des journalistes est très stimulant et permet en quelque sorte de travailler à l’écriture des articles en même temps que l’on recherche des informations. On trouve un certain état d’esprit qui nous permet d’être vraiment dans son travail pendant deux jours et coupé du reste du monde. 

Clément : Sur place en étant toujours alerte, attentif aux annonces et aux opportunités pour participer à des conférences de presse même improvisées au détour d’un couloir. Le compte-rendu nécessite de prendre des notes, de lire les documents de référence et de diversifier les sources d’informations.

Est- ce que ta participation au sommet a modifié la vision que tu avais de celui-ci ?

Romane : D’une manière générale, le sommet m’a permis de voir quels étaient les réels travaux et impacts des deux institutions. Même si les rapports des experts sont très précis, que ces derniers font leur possible pour conseiller les gouvernement afin de renouer avec la croissance, que les conférences sont très enrichissantes ; il m’a paru clair que le FMI et la Banque mondiale manquent d’un réel pouvoir de décision. J’ai trouvé dommage le fait que les conférences que j’ai suivies, les conseils économiques donnés aux gouvernements et aux entreprises, ne seront certainement pas suivis dans un second temps.

Ruben : Vu de l'extérieur, le sommet me semblait être un moment déterminant lors duquel des débats ont réellement lieu. En réalité, on se retrouve au sein d'une organisation très complexe où tout semble calculé au préalable - l'apparition des chefs d'Etat, les discussions, etc. Au final, on se rend compte que le sommet est très politique, et si les discussions comptent, la plupart des décisions ont déjà été prises au préalable.

Anne-Laure : Effectivement, avec le sommet, on comprend plus concrètement les actions prises par l'organisation et les possibles divisions internes.

Justine : Voir l’environnement et le fonctionnement du sommet m’a fait réaliser comment fonctionne la transmission d’informations entre politiques et médias lors de ce genre d’événements et l’origine des articles que l’on peut lire dans les journaux. Observer les coulisses d’un tel sommet et pénétrer dans les institutions a complètement changé ma vision de l’Europe en elle-même.

Clément : Sans aucun doute, chaque année l’atmosphère doit être différente mais passer quelques jours au rythme d’un sommet, échanger avec des journalistes et participer aux conférences de presse m’a donné une nouvelle vision du G20 . 

Vous voulez tentez l'aventure ? Inscrivez-vous au Forum Devenir Reporter qui a lieu les 26 et 27 novembre 2016 à Paris, Toulouse, Aix-Marseille et Lyon !

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