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LA (RE)CONQUÊTE DES CORPS CELESTES

Carnets de l'espace

Open Diplomacy fête à sa manière l’anniversaire des 50 ans des premiers pas sur la Lune !
En effet, le 21 juillet 1969, Neil Armstrong était le premier homme à marcher sur notre satellite naturel.

A cette occasion, Open Diplomacy vous propose de revenir sur la conquête de la Lune mais plus largement, sur tous les aspects de la conquête spatiale, de 1957 à nos jours. Au travers d’une série d’articles d'analyse et d’interviews estampillée Carnets de l'espace, vous comprendrez ce que l’on nomme, aujourd’hui, l'espace extra-atmosphérique, vous découvrirez qui l’occupe, et vous en identifierez les principaux enjeux internationaux d’ordre économique, juridique, politique ou encore militaire. C’est une ascension vers l’espace que nous vous proposons, un voyage permettant de distinguer les mythes des réalités.

 

Article écrit par Béatrice Hainaut, Research Fellow chez Open Diplomacy

Début 2019, la Chine effectuait une prouesse technique en réalisant un alunissage sur la face cachée de la Lune. C’était une première. Cet événement fort médiatisé n’est cependant pas la seule initiative en cours pour conquérir ou reconquérir notre satellite naturel. L’intérêt renouvelé pour la Lune n’avait pas été tel depuis la Guerre froide. Nous assistons, mutatis mutandis, à une nouvelle course à l’espace dont une course à la Lune et même aux corps célestes en général, où le nombre de protagonistes excède à présent largement les deux superpuissances de l’époque, Etats-Unis et URSS. Des Etats et même des sociétés privées se sont engagés dans cette aventure. La conquête la plus emblématique, celle de la Lune, est à présent généralement vue comme un point d’étape, vers la conquête de la planète Mars.

La conquête de la Lune est un sujet médiatique, surtout en cette année anniversaire. Néanmoins, les corps célestes dans leur ensemble (planètes, astéroïdes, comètes…) sont l’objet de conquêtes ou de projets de conquête. Pourquoi un tel engouement ? Quelles conséquences pour ces corps célestes ? Et pour quelles évolutions des relations entre Etats sur Terre ?

En réalisant une analogie avec le jeu, il est possible d’analyser les acteurs en présence et leurs interdépendances. Cette analogie est empruntée au sociologue allemand Norbert Elias qui a développé la notion de « configurations d’acteurs »(1) qui permet de mettre l’accent sur « l’existence de deux niveaux d’observation différents mais inséparables en raison de leur interpénétration : les individus (ou, plus généralement, « les joueurs ») et le réseau d’interdépendances dans lequel ils sont inscrits (« le jeu ») »(2).

Véhicule lunaire de la mission Appolo 17

Les joueurs

Pendant la Guerre froide, la course à l’espace s’inscrit dans un conflit idéologique et de puissance entre les Etats-Unis et l’URSS. Les Soviétiques sont les premiers en mettre en orbite un satellite avec Spoutnik, le 4 octobre 1957. Les Américains eux, réussissent l’exploit le 1er février 1958 avec Explorer 1. Le premier homme est envoyé dans l’espace le 12 avril 1961 et il est Soviétique. Les Américains répliquent en faisant d’Alan Shepard le premier américain dans l’espace le 6 mai 1961. L’avance technologique apparente des Soviétiques n’a cependant pas su empêcher une conquête américaine très symbolique et prestigieuse, celle de la Lune. Neil Armstrong est le premier homme à avoir foulé son sol le 21 juillet 1969. Les six missions Apollo réussies par les Américains n’ont pas d’égal chez les Soviétiques, malgré leur volonté de conquérir à leur tour la Lune. Ces démonstrations de puissance ne doivent pas occulter le fait que la conquête spatiale est avant tout militaire et que celle de la Lune est à cette époque surtout symbolique. La militarisation de l’espace désigne alors l’utilisation de ce milieu à des fins militaires (venant en soutien aux opérations militaires grâce aux satellites d’observation, d’écoute, de navigation, de communications etc.) mais non offensives. Nous verrons que la Lune ne saurait que difficilement échapper à cette logique. A l’époque, les deux protagonistes ont des préoccupations stratégiques différentes (3). Pour les Etats-Unis, il s’agit d’estimer au mieux les capacités stratégiques des Soviétiques. Pour l’URSS, en revanche, il s’agit de combler la distance qui met les Etats-Unis à l’abri de toutes représailles en cas d’attaque sur leur sol. Cela passe par le développement des ICBM (intercontinental ballistic missile). L’activité spatiale de la Guerre froide est fortement orientée par les développements de l’activité nucléaire. La course à l’espace et la course aux armements nucléaires sont alors les deux éléments structurants des relations internationales.

Sans surprise, les « joueurs » principaux sont donc les Etats-Unis. Les Américains ont réalisé leur dernière mission habitée sur la Lune en 1972 et depuis, la conquête de la Lune et de Mars n’a cessé d’être un sujet de débat politique. En effet, en 2004, le président américain George W. Bush inscrit de nouveau la conquête de la Lune dans la stratégie spatiale américaine. Cette reconquête fait partie du programme plus global de la NASA dénommé Constellation portant sur l’avenir des vols spatiaux habités. L’objectif est d’atteindre la Lune, puis la planète Mars. Néanmoins, en 2010, Barack Obama décide de stopper le programme lunaire à la lecture du rapport de la commission Augustine (4) qui met en avant la non-durabilité du projet. Très critiqué, Barack Obama revient plus tard sur l’annulation pure et simple du programme et accorde le budget nécessaire au développement d’un lanceur lourd, Space Launch System (SLS) capable d’emporter une capsule (ORION) avec à son bord des astronautes. L’objectif est d’atteindre la station spatiale internationale (ISS), la Lune, puis Mars. Le président des Etats-Unis est, à l’époque, davantage focalisé sur la planète rouge. De plus, en 2015, le président américain édicte le Obama Space Act qui permet l’exploitation des ressources spatiales par des entreprises privées. Quant au Président Trump, il ordonne à la NASA de faire en sorte d’envoyer des astronautes sur la Lune pour une « exploration de long-terme et une utilisation », qui sera poursuivi par des vols habités vers Mars ou d’autres destinations (5). Les premiers astronautes de la NASA sont attendus sur la Lune en 2024. Les Etats-Unis ne souhaitent pas faire de cette reconquête un projet purement étatique. Le projet consistant à créer une station spatiale, comme avant-poste (Lunar Orbital Platform-Gateway program) à la conquête de la Lune, est un projet international et commercial. En effet, les partenaires internationaux sont ceux de l’actuelle ISS, à savoir les Etats-Unis, l’agence spatiale européenne, la Russie, le Canada et le Japon. Afin de rentabiliser le coût d’une telle station en orbite, la NASA n’exclut pas d’en permettre l’occupation par des partenaires étrangers non parties au programme ou par des partenaires commerciaux. L’agence américaine a d’ailleurs officialisé récemment ce type de commerce avec la station spatiale internationale. Pour 58 millions de dollars il sera désormais possible, dès 2021, de passer jusqu’à 30 jours en orbite au sein de l’ISS. Les Etats-Unis associent pleinement leurs industriels à cette course à la reconquête. Blue Origin du milliardaire Jeff Bezos a présenté récemment son alunisseur, Blue Moon, et effectué des tests de son moteur-fusée. Space X a l’intention de développer le tourisme lunaire avec sa Big Falcon Rocket avant de se poser sur la Lune, voire sur Mars.

Hier le second joueur était la Russie. Aujourd’hui elle est supplantée par l’ambition et les moyens de la Chine. En 2003, elle envoie son premier taïkonaute en orbite, Yang Liweï. Elle souhaite à présent conquérir la Lune d’ici à 2036. Cela fait partie de son programme politique interne qui doit faire rêver les Chinois mais également de son désir de conquête de puissance globale. Ses « nouvelles routes de la soie » feront-elles escale sur la Lune ?... En tout état de cause, son ambition ultime est de posséder une base permanente sur la Lune. La Russie quant à elle, évoque le fait d’aller sur la Lune avec son programme Luna. Il est avant tout question de montrer au monde entier qu’ils en sont capables et également de réagir aux annonces américaines de retour sur la Lune. L’Inde n’est pas en reste. Elle a réussi à mettre en orbite une sonde autour de Mars en 2014, chargée d’en cartographier la surface. De plus, elle lancera vraisemblablement en juillet 2019 sa seconde mission lunaire, Chandrayaan-2. Elle devrait emporter avec elle un rover pour localiser les ressources en eau. En février 2019, Israël a tenté l’envoi et l’atterrissage d’une sonde appelée Bereshit. Cette dernière s’est cependant écrasée sur la surface de la Lune. La particularité de cette mission est qu’elle a été entièrement financée sur fonds privés. Le Japon souhaite également lancer sa mission d’exploration robotique d’ici à 2021. Enfin, l’Europe souhaite avoir sa mission robotique lunaire d’ici à 2025. L’agence spatiale européenne (ESA) achètera un service de transport auprès d’ArianeGroup. L’étude de faisabilité doit déterminer dans quelles conditions l’exploitation des ressources du sol lunaire pourraient servir à approvisionner en eau, oxygène, carburant etc. des missions d’exploration spatiale d’autres planètes (6). Dans un second temps, il pourra être question d’envoyer des spationautes de l’ESA sur la Lune, de façon permanente afin de créer un « village lunaire », initiative de l’ESA à vocation internationale.

La NASA envisage la conquête de l'astéroïde metallique psyché en 2026

Le jeu

Le jeu renvoie aux niveaux d’interdépendances entre les acteurs / joueurs.

Concernant les projets de conquête, nous avons vu que cela est généralement du ressort d’un Etat seul qui sert ses intérêts, ces derniers étant de trois ordres.

Economique. Au-delà de la prouesse technologique, il est clair que les Etats-Unis souhaitent exploiter les ressources présentes à la surface de la Lune telles que l’Hélium-3 (utilisé dans le fusion nucléaire) ou encore l’eau. De même, Mars recélerait des réserves d’uranium, de cobalt et de magnésium et les astéroïdes de tous types de minerais. Avec le Luxembourg, les Etats-Unis sont les seuls à avoir autorisé l’exploitation des ressources spatiales par des sociétés privées. Juridiquement, les acteurs étatiques jouent sur le fait que l’exploitation des ressources des corps célestes ne signifie pas leur appropriation nationale, interdite par le traité de l’Espace.

En parallèle, la conquête d’un corps céleste est un défi technologique qui permet d’acquérir de la connaissance et de générer ou d’entretenir une base industrielle performante.

L’intérêt financier des joueurs est donc incontestable.

Militaire. A plus long terme, des usages militaires pourraient être envisagés. A priori, les Etats parties aux Traité de l’espace ne peuvent y installer une base ou des installations militaires conformément à l’article IV du Traité de l’Espace. A ce titre, les puissances spatiales les plus à même de réaliser cela, et qui sont en même temps signataires du traité, sont les Etats-Unis, la Chine, la Russie et éventuellement la France. Un corps céleste peut néanmoins servir des intérêts militaires malgré le fait qu’il n’accueille pas à proprement parlé d’installations militaires in situ. Il peut par exemple être un point d’appui vers d’autres destinations dans l’espace, un lieu de transit et de ravitaillement. A l’instar de l’espace extra-atmosphérique qui s’est militarisé (utilisation de services spatiaux comme autant de soutiens aux opérations permettant le recueil de renseignements, la transmission de données (SATCOM) et les aides à la navigation et à la précision des frappes sur Terre), les corps célestes pourraient être utilisés pour servir des objectifs militaires. Aujourd’hui, l’espace circumterrestre est envisagé comme champ de confrontation voire champ de manœuvre (7) en tant que tel, et cela pourrait également, en toute logique, être le cas dans un avenir lointain pour certains corps célestes dont la Lune (8).

De prestige. L’Etat qui conquière cet astre mythique jouit d’un certain prestige. Plusieurs Etats en quête de reconnaissance régionale et/ou international ont bien compris que la conquête ou l’expression du désir de conquête d’un corps céleste permet de renforcer le pouvoir en interne mais aussi de s’imposer comme un acteur crédible et puissant au dehors. C’est le cas de la Chine évoquée précédemment mais aussi des Emirats Arabes Unis qui ont dévoilé un projet de conquête de la planète rouge d’ici à 2117 avec une étape intermédiaire en 2021 pour l’envoi d’une sonde.

Dans tous ces Etats, il est indéniable également que l’intérêt scientifique pour ces conquêtes est très présent. La communauté scientifique espère en connaître davantage sur nos origines via l’étude des sols des corps célestes.

Néanmoins, les compétences et les moyens financiers mobilisés pour ces projets ne se situent pas au même niveau pour tous. Les Etats qui manquent de l’un et / ou de l’autre compensent par la coopération avec d’autres Etats (achat de technologies sur étagère, transfert de technologies…) et / ou des partenariats avec des sociétés privées.

Crédits NASA

Quelles sont les règles du jeu ?

Il n’y a (presque) pas de règles du jeu. Ce propos un peu provocateur n’a pour objectif que de mettre en exergue le fait qu’aucun texte contraignant encadrant les activités spatiales dans leur ensemble n’a émergé depuis 1967.

A l’époque de la Guerre froide, et pour encadrer a minima la conquête de l’espace, un traité a été élaboré. Il s’agit du traité sur les principes régissant les activités des États en matière d'exploration et d'utilisation de l'espace extra- atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes de 1967, dit traité de l’Espace. Largement ratifié par 109 Etats, ce traité mentionne le fait que la Lune et les autres corps célestes ne peuvent faire l’objet d’une appropriation par un Etat et que leur exploration doit se réaliser de manière « pacifique ». Ce terme reste trop large et englobant, laissant place à toute sorte d’interprétations.

Concernant la non-appropriation nationale de l’espace, certaines sociétés privées en ont profité pour revendiquer un droit de propriété sur des terrains lunaires. C’est le cas par exemple de la société Lunar Embassy qui ne s’arrête d’ailleurs pas à la Lune. Elle propose également d’acheter des terrains sur Mars, Mercure, Vénus ou Jupiter… Tout cela serait risible si la société ne promettait pas à ses clients de rentabiliser leurs achats lorsque leur terrain sera exploité pour son Hélium-3 (la Lune) ou son uranium (Mars). Ces sociétés jouent sur le fait que le traité de l’Espace ne s’appliquerait soi-disant qu’aux Etats. Néanmoins, ce dernier mentionne, en son article VI que « Les États (…) ont la responsabilité internationale des activités nationales dans l’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes, qu’elles soient entreprises par des organismes gouvernementaux ou par des entités non gouvernementales, et de veiller à ce que les activités nationales soient poursuivies conformément aux dispositions énoncées dans le présent Traité. Les activités des entités non gouvernementales dans l’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes, doivent faire l’objet d’une autorisation et d’une surveillance continue de la part de l’État approprié partie au Traité. ». L’Etat a donc une responsabilité vis-à-vis des initiatives prises par ses nationaux.

Un autre texte contraignant porte spécifiquement sur la Lune. Il s’agit de l’accord régissant les activités des Etats sur la Lune et les autres corps célestes (9) qui reconnaît que « La lune et ses ressources naturelles constituent le patrimoine commun de l’humanité » (article XI). La notion de patrimoine commun de l’humanité a des implications juridiques. L’accord évoque un peu plus loin que les parties s’engagent à « établir un régime international régissant l’exploitation des ressources naturelles lorsqu’elle sera sur le point de devenir possible ». Nous y sommes. Cependant, cet accord n’a été ratifié que par 18 Etats avec l’absence notable des puissances spatiales dont la France (qui l’a signé mais non ratifié).

Enfin, il est important de relativiser certains projets au regard des possibilités scientifiques actuelles. La conquête de la Lune dans l’objectif d’une installation pérenne est possible mais nécessite de répondre à plusieurs défis techniques et humains. A l’inverse, la colonisation de Mars, impliquant une terraformation de la planète (projet Mars One), est à relativiser à l’appui de propos de scientifiques reconnus : « La terraformation et la colonisation massive de la planète rouge (…) Voilà une escroquerie intellectuelle grave qu’il faut combattre. Il n’y a pas de planète B atteignable par l’humanité. Ni dans notre système solaire, ni au-delà. Et aucun corps planétaire connu ne saurait être transformé à cette fin. Cela n’existe pas, qu’on se la dise. » (10)

En tout état de cause, il semble plus que temps de relancer une discussion internationale sur l’encadrement des activités liées spécifiquement aux corps célestes dont la Lune, et leur exploitation. L’accord de 1979 n’étant vraisemblablement pas accepté par les Etats en tant que tel, il est nécessaire de faire naître, par exemple, un code de bonne conduite, non contraignant pour l’ensemble des acteurs mais appelant tout de même à un certain encadrement normatif. C’est aujourd’hui le rôle des Etats que de s’emparer véritablement de ce sujet (11) et d’y associer les acteurs privés qui, à l’image de ce qui se déroule aujourd’hui pour l’espace proche, auront un rôle grandissant à jouer dans la conquête des corps célestes. Sans mesure de confiance et de transparence, il est à craindre que les mêmes causes entraînant les mêmes effets, les conflits de territoires que l’on peut observer sur Terre se transposeront sur les corps célestes. Au vu des ambitions actuelles, la course à l’astéroïde rare (le « métallique » qui permettrait les meilleurs retours sur investissements) ou à l’emplacement optimal sur la Lune (ressources rares, en nombre et faciles à capter) seront autant de sujets de discorde possibles entre joueurs.

Références :

(1) Norbert Elias, Qu’est-ce que la sociologie ?, Paris, Ed. de l’Aube, 1991.

(2) Guillaume Devin, « Norbert Elias et l’analyse des relations internationales », Revue française de Science Politique, 1995, Vol. 45, n°2, p. 323

(3) Isabelle Sourbès-Verger, « Conquête spatiale et relations internationales », in Annuaire Français des Relations Internationales, Volume IX, juillet 2008, p. 892.

(4) En ligne : https://www.nasa.gov/pdf/396093main_HSF_Cmte_FinalReport.pdf

(5) Space Policy Directive 1 en date du 11 décembre 2017.

(6) Véronique Guillermard, « ArianeGroup prêt à parier sur la Lune », Le Figaro, 22 janvier 2019.

(7) Entretien du chef d’état-major des armées, le général Lecointre, au journal Le Monde, 12 juillet 2019, accessible en ligne : https://www.lemonde.fr/international/article/2019/07/12/general-lecointre-l-indicateur-de-reussite-n-est-pas-le-nombre-de-djihadistes-tues_5488379_3210.html

(8) « Battefield Moon: how China plans to win the lunar space race », in The Guardian, 21 janvier 2019, accessible en ligne: https://www.theguardian.com/science/2019/jan/21/china-steps-up-bid-to-win-the-lunar-space-race.

(9) United Nations, A/RES/34/68 du 5 décembre 1979.

(10) Gilles Dawidowicz, secrétaire général de la Société astronomique de France, « Terraformation de Mars : entre délires et fausse science », Air & Cosmos, 7 décembre 2018.

(11) Cette question fait partie des travaux du Comité des Utilisations Pacifiques de l’Espace Extra-Atmosphérique des Nations Unies.

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