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La solution à la question nord-coréenne viendra-t-elle d’Asie ?

Par Pauline Leduc, diplômée de Sciences Po Paris et de l'université de Fudan

· Asie,Amériques

L’élection en mai 2017 du nouveau président sud-coréen Moon Jae-in, partisan de la reprise du dialogue avec Pyongyang avait semblé être un signe prometteur, s’agissant de la résolution du dossier nord-coréen. D’ailleurs, en mai et juin 2017, des hauts-fonctionnaires nord-coréens avaient indiqué que le régime de Pyongyang était ouvert au dialogue avec les États-Unis et la Corée du Sud. Toutefois, le dernier test balistique pratiqué par la Corée du Nord le 4 juillet 2017, jour de la Fête de l’Indépendance américaine, suivi quelques heures plus tard par un exercice militaire conjoint des États-Unis et de la Corée du Sud, pourraient relancer les tensions et retarder les négociations sur le programme nucléaire nord-coréen.

Les États-Unis, qui avaient laissé passer une première fenêtre d’opportunité pour s’entretenir avec la Corée du Nord début 2017, s’étaient vus offrir une deuxième chance de reprendre les discussions avec le régime nord-coréen au sujet de son programme nucléaire. Le 21 juin 2017, le représentant de la Corée du Nord en Inde, Kye Chun-yong, avait en effet déclaré que son pays était « ouvert » à la possibilité de mettre un moratoire sur son programme nucléaire et ses tests de missiles, si les États-Unis et la Corée du Sud mettaient fin à leurs exercices militaires conjoints[1].

Cette annonce n’aura donc pas mis une halte « au risque d’escalade militaire dans la région, provoqué par des mauvais calculs ou mauvaises interprétations » qu’avait déjà dénoncé le Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres le 28 avril 2017[2], alors que Pyongyang multipliait ses essais balistiques et que les États-Unis, visiblement dépourvus de réelle stratégie sur cette question, soufflaient le chaud et le froid.

Pourtant, cette proposition aurait pu trouver un écho favorable auprès du nouveau président sud-coréen Moon Jae-in, qui souhaite œuvrer en faveur d’un rapprochement des deux Corées et réengager le dialogue avec Pyongyang.

[1] « N. Korea is open to moratorium on nuclear, missile tests », agence Yonhap, 21 juin 2017, consulté le 28 juin 2017 : http://english.yonhapnews.co.kr/news/2017/06/21/0200000000AEN20170621016000320.html

[2] « UN Chief alarmed at military build-up over North Korea », UN News and Media, 28 avril 2017, consulté le 30 avril 2017 : http://www.unmultimedia.org/radio/english/2017/04/un-chief-alarmed-at-military-build-up-over-north-korea/#.WVyp3dPyiRs

                       

Légende de la photo en bandeau : un sticker à l’effigie de Kim Jong-un par l’artiste Smear Leader. Washington D.C., septembre 2015 © Elvert Barnes, via Flickr.

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