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Le portrait du mois : 

4 questions à Maylis Castaignet 

Tu es directrice du programme Politiques environnementales, qu’est ce qui t’intéresse particulièrement dans cette thématique ?

Limiter le réchauffement climatique et construire des sociétés résilientes, c'est le défi de notre siècle. Ce qui m'a toujours intrigué, c'est comment cette perspective de long terme a su révéler les incohérences de nos systèmes court termistes. La montée en puissance des sujets "climat" a montré les limites de nos modèles, les absurdités et les destructions engendrées. Donc une question m'a toujours animée qui est : "Comment arriver à concilier cette préoccupation d'intérêt général avec tous les intérêts particuliers et sectoriels de nos systèmes ?"

Quelles attentes/espoirs as-tu depuis la COP21 ?

J'espère évidemment que l'Accord de Paris ne subira pas le même sort que le Protocole de Kyoto, mais des précautions ont été prises pour éviter les écueils connus par ce dernier. J'attends donc que le texte suive son chemin, soit signé et ratifié par suffisamment d'Etats pour entrer en vigueur. J'attends aussi que l'on aille plus loin et qu'on définisse le cadre qui permettra de mettre en oeuvre la surveillance et la révision à la hausse tous les 5 ans des contributions des Etats. Et puis, il est important que de nombreux acteurs économiques et financiers actionnent une transition massive vers des activités propres et plus éthiques ; privilégier des politiques incitatives pour que les entreprises appliquent de bonnes pratiques ne doit pas en faire oublier leurs responsabilités.

Quels sont les futurs projets pour le programme Politiques environnementales ? 

Après le Forum Devenir Reporter et la conférence de clôture "Comment le Maroc prépare-t-il la COP22?", le programme s'est associé à plusieurs conférences organisées par le programme géopolitique de l'Afrique du Nord et du Moyen Orient, mais aussi du programme géopolitique de l'Afrique, une sur les enjeux énergétiques au Moyen Orient et l'autre sur l'économie collaborative en mai. En juin, le programme environnement organisera un Diplolab sur l'articulation des règles environnementales avec les règles de libre échange, on verra que celles-ci entrent souvent en conflit. Ce format resserré sera l'occasion d'échanger de façon dynamique avec des experts et constituera certainement la première étape d'une réflexion sur le sujet.

Pourquoi as-tu adhéré à Open Diplomacy ?

Je cherchais un engagement et un membre m'a conseillé cette association, j'ai commencé à distance en faisant un peu de veille pour le programme Environnement. Puis une fois arrivée à Paris, j'ai sollicité Open Diplomacy pour modérer des tables rondes à la COY11 (la 11ème Conférence des jeunes) et je suis devenue Directrice du programme environnement par la suite. J'ai été convaincue par la diversité et la qualité de l'offre d'Open Diplomacy, venant d'une formation en droit et politiques européennes, je me suis toujours intéressée à beaucoup de sujets, aimant d'ailleurs comprendre les interactions des différentes politiques entre elles. L'environnement est bien le sujet qui m'anime personnellement, mais la dimension collaborative de tous les programmes d'Open Diplomacy nous donne l'opportunité de développer notre curiosité et notre expertise sur des sujets bien plus variés.

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